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L'Histoire du Cognac
À propos

L'Histoire du Cognac

Des siècles d'histoires

Le cognac, cette exceptionnelle eau-de-vie de vin française célèbre dans le monde entier.

Un alcool prestigieux apprécié depuis des siècles dans tous les pays de notre globe, confectionné uniquement sur le sol français. Issu d’une distillation et d’un savoir unique protéger par une AOC grâce au Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC). Un spiritueux mariant élégance et finesse le plaçant au premier rang des spiritueux.

Introduction

Une reconnaissance internationale

Le siècle passé a vu naitre tout le savoir-faire, le luxe et le raffinement français concentré dans une eau-de-vie d’exception. Les négociants des quatre coins de l’Europe ont contribué à la notoriété du cognac en exportant ce petit bijou hors de la France. Son histoire forgée d’une célébrité inégalée en terme de luxure et d’élégance se cache à travers ses vignobles et maisons de cognac. Un patrimoine transmis de génération en génération à travers les âges perpétuant les traditions et valeurs de leur métiers d’une filière respectée dans le monde entier.

Sa Genèse

IIIème siècle

Avant de commencer l’histoire du Cognac, il faut d’abord remercier l’empereur Probus (IIIème siècle AP JC) qui ré-autorisa les Gaulois de la région la plantation de la vigne ainsi que la production de vin.
En effet à avant cette époque l’un de ses prédécesseur : l’empereur romain Domitien avait interdit de planter les vignes et ordonna même d’arracher environ 50% du vignoble méditerranéen qui concurrençait les vins italiens.

Premières exportations

XIIIème siècle

Dès les premières décennies du XIème siècle, la ville de Cognac si distinguait déjà par son commerce de vin s’ajoutant à l’activité phare du sel à travers ses entrepôts de l’époque. Le vignoble s’étend progressivement du Poitou dont les hollandais venant chercher le sel de la côte, appréciés des pays bordés par la Mer de Nord. C’est ainsi que naissent les premiers échanges commerciaux du Bassin de la Charente durant la période du Moyen Âge.

Premières distillations

du XIV au XVIème siècle

Le commerce suit son court, il connait un essor important durant la renaissance. Les vaisseaux hollandais multiplient les voyages qui rend le commerce très actifs dans la région pour les exports du sel, papier d’Angoulême et du vins Cognaçais notamment appelés par le roi de Franc Henry IV afin d’apporter leur aide à l’aménagement du Marais poitevin.

Cependant, la longueur des voyages en mer dégrade la qualité du vin d’un degré d’alcool déjà peu élevé. Les Hollandais décident au XVIème siècle de distiller les vins de « Champagne » et de « Borderies » la région du cognac afin de les conserver au mieux. C’est ainsi que nait l’art et la connaissance de la distillation sur leur sol et de les sauvegarder. Cette transformation en vin brûlé est nommé le « brandwijn » qui évoluera ensuite en « brandy ». Ils le boivent allongé d’eau pensant retrouver le vin initial.

La double distillation du Cognac

XVIIème siècle

L’installation des premiers alambics en Charente par les Hollandais permettent aux eaux-de-vie de voyager sous forme concentrée et donc moins onéreuse à transporter. La double distillation apparait donc naturellement dans la région offrant un brandy inaltérable qui sera peaufiné et amélioré avec le temps par les viticulteurs français au en maîtriseront le savoir-faire de cette double distillation. Les alambics y seront également améliorés et suite aux retards des chargements et l’accumulation de stocks des fûts du chêne (du Limousin), on commence à s’apercevoir de la bonification de cette eau-de-vie qui s’affine naturellement avec l’âge et le temps.

En effet jusqu’à là, la distillation d’une seule chauffe rendait ce qu’on appelle le brouillis, dégusté et accompagné de plantes aromatiques.

Selon la légende, le procédé au double distillat fut pensé par le Seigneur de Segonzac, Chevalier de la Croix Marin. Un homme fort pieux et quelque peu poète, qui fit le rêve que Satan tentait de voler son âme en la faisant bouillir et se vit en songe dans le chaudron du Malin. Sa foi étant si profonde que l’âme du Chevalier résista à une première « cuisson ». Le Malin, pour arriver à ses fins, fut obligé de la soumettre à une deuxième « cuisson ». Quand il se réveilla, le Chevalier eut alors l’idée d’extraire l’âme de l’eau-de-vie avec une deuxième distillation.

La reconnaissance du Cognac

XVIIIème siècle

C’est lors du 18ème siècle que l’on vu apparaitre les premières épopées du Cognac. Les fortes demandes font naître les premières affaires de négoces, les « Comptoirs » se créés, le marché s’organise dans les principales villes de la région dont la majorité anglo-saxonnes. Les grandes maisons naissent, collectent les eaux-de-vie pour les expédier vers les pays du Nord de l’Europe.

Martell : 1715, Rémy Martin : 1724, Delamain : 1759, Hine : 1763, Hennessy : 1765, Otard : 1795

C’est alors que Diderot, grand philosophe du siècle des lumières, mentionne Cognac comme étant « célèbre pour ses brandies ».

Rapidement, les marchés de l’Extrême-Orient et de l’Amérique se développent et s’ajoute aux relations régulières des acheteurs européens.

Naissance des maisons de négoce
et de l’appellation Cognac

XIXème siècle

Le Cognac connait un essor mondial durant le 19ème siècle, Victor Hugo nomma même ce spiritueux « le Cognac, la liqueur des Dieux ».

Les maisons de Cognac
C’est à travers une période tumultueuse avec sept régimes politiques, deux révolutions, l’alternance de périodes de libéralisme et protectionnistes, que la France voit naître d’autre maisons de Cognac historiques :

Bisquit : 1819, Courvoisier : 1843, Royer : 1853, Meukow : 1862, Camus : 1863, Hardy : 1863 etc. C’est en 1824 l’“eau-de-vie” produite à Cognac prit le nom officiel de COGNAC.

L’apparition des bouteilles
La région voit le jour de nombreuses maisons de commerce, prenant l’habitude d’expédier les eaux-de-vie dans bouteilles et non plus en fûts. Ainsi cette nouvelle forme de commerce donne elle-même naissance à des industries connexes : Verreries, caisses, bouchon, imprimerie etc. afin de valoriser leur « marque »

Une perte de vignes historique
À la fin du 19ème la production bat son plein avec des records de plus 280 000 hectares de vignes plantées en 1876.

Mais alors que le vignerons connaissent des sommets, une épidémie venue d’Amérique ravage la quasi-totalité du vignoble de la région. En effet, en 1893 la crise du Phylloxéra décime les vignes qui pousse à arracher les plantations de Folle blanche ne portant plus que la zone de récolte à 42 000 hectares. Un coup dure pour la filière qui se substitue du cépage pour se reconstruire lentement avec des plants américains plus résistants. Le Phylloxéra vastatrix attaquant les vignes en suçant la sève de ses racines fragile pousse à planter de nouveaux plants.

La première initiative interprofessionnelle
En 1888, ce drame donna naissance du Comité de Viticulture qui donnera ensuite le nom de Station Viticole en 1892.

Afin de trouver une variété de vignes résistantes à l’insecte, Pierre Viala, Professeur à l’École d’Agriculture de Montpelier est envoyé en mission française aux États-Unis à recherche du meilleur plant en 1887.

Ce nouveau plant ramené a pour but d’être greffé aux cépages et ainsi bénéficier de la résistance des vignes américaines au phylloxéra, tout en gardant la qualité des cépages de productions français.

Mais cela demeura un échec puisque les premiers essais porte-greffes ne résistent pas aux terrains trop calcaire de la Charente. Il faut donc chercher d’autres résistants à la chlorose. Après de nombreuses années d’efforts ainsi que de patience le flot de l’économie de la région se remet peu à peu à la fin du siècle.

En 1895, plus de 12 000 hectares étaient replantés.

La renaissance du Cognac

XXème siècle

« Ce qui ne tue pas me rend plus fort »
Le cépage Ugni Blanc a remplacé au peu à peu les cépages traditionnels (Colombard, Folle Blanche…) fragilisés par le greffage. Celui-ci est maintenant utilisé à plus de 98% pour la production du cognac.

C'est à l'Exposition Universelle de Saint-Louis en 1904 et Bruxelles en 1905, qu'on aborde le monopole de l'appellation Cognac.

Lorsque les canons de la première guerre mondiale retentirent, seulement 1/16ème du vignoble avait été replanté. Les producteurs avaient fort à faire pour renouer avec leur prospérité d'antan malgré des réserves importantes.

Une appellation protégée
En 1929, la période de la crise apporte aussi son lot de difficultés. Le mot Cognac charentais devient protégé suite au traité de Versailles opposé au « Kognac » allemand qui lui devient illégal.

La France a pu s’imposer dans sur le globe depuis ce traité et ses droits d’exclusivité sur l’appellation Cognac.

Une législation du Cognac est mise en place pour consacrer les usages locaux, loyaux et constants :
- La zone géographiques de production devient délimitée :1er mai 1909
- Le Cognac est reconnu comme un AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) : 1936
- Les Crus (appellations régionales) sont délimitées : 1938

Naissance du BNIC (Bureau National Interprofessionnel du Cognac) – 1946
Pour éviter les pillages et saccages du produit, les autorités d'occupation veillèrent donc à ce qu'un minimum d'activité et de débit soit préservé, et d'un commun accord, Français et Allemands créèrent le "Bureau de Répartition" devenu le B.N.I.C. (Bureau National Interprofessionnel du Cognac).

Au début de la deuxième Guerre Mondiale, les Allemands et Français créèrent le « Bureau de Répartition des Vins et Eaux-de-vie » afin de préserver le stock, éviter les pillages et saccages du cognac. C’est en 1946, à la Libération que le Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC) succède à son appellation précédente, auquel est rattachée la Station Viticole en 1948.

La fin des hostilités devait marquer le début d’une magnifique ère de prospérité pour ce noble spiritueux charentais. Les étapes d’élaboration du cognac deviennent maintenant soumises à une réglementation destinée à fixer les règles de production et protéger le produit dont la notoriété s’affirme de plus en plus. Le chiffre mondial des ventes se trouva quintuplé en 25 ans, de 1947 à 1972.

La région vit des crises et des périodes d'euphories depuis 1974 et tente tant bien que mal d'appréhender ce début de XXIème siècle.

L'épopée du Cognac

XXIème siècle

Des exportations records du Cognac
De par son histoire, le Cognac est encore exporté vers les pays étrangers à plus de 90%.

De nos jours, son exportation vers l’étranger étend sa progression. Plus de 211.1 millions de bouteilles de cognac sont vendus à l’étranger pendant la période 2018-2019. Soit une augmentation de 2.5% à l’année passée, ce qui donne envie aux acteurs de ce bijou de travailler ensemble !

Une renommée sur tous les continents
Le Cognac est exporté dans plus de 160 pays à travers le monde, ce qui représente une consommation de seulement 2% du Cognac sur son sol de production. De plus en plus, tous les acteurs du Cognac ainsi que iCognac.fr tente de raviver la flamme de son protégé en France. On observe des pays plus consommateurs, comme la NAFTA (Mexique, Canada, États-Unis) et l’Extrême-Orient (Japon, Thaïlande, Taïwan, Malaisie, Corée du Sud, Hong Kong, Singapour, Chine). Il représente aujourd’hui un produit de luxe par excellence et est envié et apprécié dans plus de 160 pays.

Le Cognac représente une eau-de-vie de très grande qualité du continent américain à l’ Extrême-Orient en passant par l’Europe, et qui symbolise « l’Art de Vivre » de la France.

L’extension du vignoble
De part un marché de plus en plus croissant et en demande des eaux-de-vie, les exportations de cognac sont en constante croissance ces dernières années. Afin de couvrir aux besoins croissants, les acteurs de la filière du cognac s’organisent autour d’un plan agrandissement de plantations du vignoble cognaçais. Une augmentation de 10 000 hectares a été décidé en marge des résultats des exportations du cognac et de l’évolution de la demande.

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